top of page

Les artistes modernes

et la Grande Guerre

Véronique Brunet

La guerre provoque dans les milieux de la création une panique sans précédent. Devant l'irrémédiable, artistes, écrivains, musiciens, éprouvent des sentiments contradictoires. A l’appel autoritaire à la mobilisation s’oppose leur passion vitale pour l’art et souvent des convictions idéologiques progressistes, voire révotionnaires ou anarchistes. Malgré le danger, et malgré leurs réserves, nombre d’entre eux s’engagent dans un élan patriotique inédit. Mais d’autres fuient un conflit qu’ils jugent vain, affichant leur haine d’une société stupide et décadente, qui a fabriqué la guerre.

A partir de 1914, de nombreux artistes de la modernité trouvent refuge dans les pays restés neutres, les Etats-Unis, l'Espagne, le Portugal, la Suisse. Bien que tributaires des aléas de l'Histoire, ils trouvent les moyens de produire et de mener à bien de nouvelles recherches. A Barcelone, comme à Zurich, le travail des artistes est même plus novateur. La guerre semble avoir modifié la nature de leur créativité, qui devient une sorte d'exutoire face aux événements dramatiques. Ainsi, les "planqués" de Paris jettent les bases de langages plus audacieux, de l'abstraction à l'anti-art, fondés sur une critique radicale de toute forme d'expression convenue, élitiste, y compris de l'art moderne.

Année de parution : 2017

Format : 148 x 210 cm

144 pages - Illustrations : 28 N/B

Langue : Français

Prix TTC : 14 euros 

bottom of page